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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 08:24
Ciso...

Ciso...

Elle s'appelait Fleur, Il s'appelait Ciso.

C'était en mai, il faisait si beau...
Les frimas de l'hiver n'étaient que souvenirs rangés dans la cabane du jardin,
d'où petit à petit, on sortait les outils.

Le temps était revenu où les bras s'activaient sur les massifs encore frileux,
mais qui donnaient du vert à longueur de tiges.
Il fallait déjà arroser car le vent du printemps assoiffait la terre;
elle demandait aussi quelques vitamines pour nourrir au mieux ses hôtes,
qui ne tarderaient plus à s'ouvrir aux rayons du soleil,
 en couleurs douces ou chamarrées.
.
C'est alors qu'un matin perlé d'une fraîche rosée,
 Fleur est apparue...
toute frêle et timide, curieuse de son entourage,
elle oscillait avec grâce pour se faire accepter dans ce monde inconnu!!!

Promenant ses yeux sur son jardin, la dame du lieu découvrit la belle éclose. 
Avec l'amorce d'une larme émue, elle lui murmura ces mots doux :
<---Sois la bienvenue Fleur, tu es fragile encore... prends bien garde à toi--->

Fleur, n'avait que faire de tels avertissements !
Que pouvait-elle subir de désagréable dans son écrin de feuilles luisantes à souhait?!
même les chenilles vertes seraient mangées avant que de l'atteindre,
par les mésanges nourricières de leurs tout juste nés .

Alors elle s'étalait chaque jour davantage, grandissant au-dessus des autres,
fière de ses teintes nuancées par des jeux d'ombres et lumières. 
Elle rêvait d'amour,
en se poudrant le coeur d'un jaune pollen qui sentait bon le miel.

Elle se prêtait volontiers aux visites des insectes,
leur diffusant parfum et nectar sucré.
Elle se faisait si belle, que la dame un matin,
décida de la mettre en valeur en dégageant les herbes qui l'entouraient .

C'est ainsi qu'elle connut "ciso".............

Elle n'avait jamais vu ce bel étranger.Qu'il était charmant ! 
Vêtu d'un bleu tendre, il jouait une musique grinçante tout autour d'elle,
en sautant vivement sur deux jambes aux éclats argentés.
Il était attiré par la belle qui flottait au rythme de la brise légère.
C'était une danse d'amour...
Ils se frôlaient sensuellement, dangereusement .....!

Plus il se rapprochait, plus elle s'inclinait....
Et soudain, Fleur et Ciso, se rencontrèrent...........

 

Fleur, si belle

Fleur, si belle

Moralité?!

Dans un jardin aussi,
 l'amour comme la beauté sont souvent éphémères !

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:03
Une cabane ...modifiée mais toujours debout... Cinquante ans après !

Une cabane ...modifiée mais toujours debout... Cinquante ans après !

-< Mais où suis-je, que m'est-il arrivé?>

Nous étions autour d'elle... Maman était «en vacances» à la maison;
''en permission'' ,disait-t-elle.

J'avais 11 ans et je regardais ma mère par-terre... une fois de plus!
Elle reprenait conscience après un ultime malaise.
Nous étions maintenant habitués! Voilà plus d'un an que ses séjours à l'hôpital avaient commencé.
Le plus dur disait-t-elle en riant, c'est que vous allez devoir m'aider à me relever!!!

Et trois d'entre nous , se voulant assez costauds, mettions toutes nos forces en commun, pour aider au ''relevage'' de ce gros corps affaibli...
pas peu fiers de raconter l'exploit au retour de notre père!


J'étais l’aînée de quatre enfants et je me devais de remplacer un peu partout et pour chaque chose, cette maman défaillante.

Je crois même avoir eu un sentiment de fierté à être cette responsable de la bonne marche de la maison, cette mère de substitution, avec une autorité redoutable pour mes frères (ils me la reprochent encore aujourd'hui)

J'imposais mes lois, prétextant mon temps partagé entre l'école avec des horaires aménagés et une tartine de devoirs pour le soir afin de ne pas trop perdre l'avancement des cours, les visites à Maman,à l'hôpital, 2 après- midi par semaine, et les tâches domestiques, et les repas...
Papa, complètement déboussolé par la maladie de sa femme, m'aidait quand il le pouvait.

Les journées étaient bien remplies et nous vivions tous, entre rires et larmes.

Non,non... je ne m'appelle pas Cosette!!!

J'ai grandi avec cette philosophie du bien vivre quel qu’en soit le prix et les embûches... j'ai appris qu'à chaque jour suffit sa peine et qu'à l'impossible nul n'est tenu.

C'est ainsi que je vais vous raconter une petite histoire....

                                                        …..............................

Une jeune maman de quatre enfants, passait sa vie à chanter et à rire...

Lorsqu'elle laissait ses deux occupations favorites, c'était pour se perdre dans des romans photos...

Mais au-delà de ces loisirs qu'on pourrait juger futiles, elle donnait tout l'amour dont elle était pourvue à ses enfants et à son époux.

L'apprentissage de la vraie vie, n'avait pas était tendre pour cette jeune femme pourtant née avec une cuillère en argent dans la bouche(disait sa belle mère)qui les avait recueillis
​​​​​Il lui avait été difficile de quitter, forcée et contrainte, son doux
et riche cocon familial, sa douce maman qui n'avait pas son mot à dire. 
Et son père qui l'avait tant choyée, avait attendu mes 18 mois et le retour de mon père du service militaire, pour lui imposer le choix : Sa famille, avec qui, ni elle, ni moi, ne manquerions de rien,
ou ce jeune "bon à rien"!!! 
Elle n'a pas eu à réfléchir... 
Il lui a fallu apprendre alors à s'occuper d'une enfant (moi)
et d'un foyer... sans jamais plus de trois sous dans la bourse.
Quel changement de vie... mais l'amour en avait décidé ainsi...

Si elle ne fut jamais «fée du logis» elle apprit avec facilité et compétence, la meilleure façon de bien nourrir sa tablée;
avec trois fois rien, elle comblait l'appétit de ses petits morfales;

Les années se sont écoulées ainsi jusqu'au moment où une dernière grossesse,(accouchant d'un bébé mort) mis fin à sa santé...et à sa lucidité!

                                                   ................................................

C'est à ce moment là, après un accident de moto et ce qu'on appellerait aujourd'hui un Burn-out , que Papa avait décidé de changer totalement de vie professionnelle, et choisi de vivre en toute ''liberté'' dans une petite cabane au milieu de la forêt des Landes Girondines,
Sauf que le sort s'acharnant, la misère l'attendait (et nous avec) au premier tournant ...Les métiers de la forêt connurent aussi des revers de fortune...

Maman commença à pleurer pour un oui, pour un non!!!
Elle passait des heures dans un silence absolu... sans chanter, ce qui ne lui ressemblait pas... et puis elle a commencé à se sentir épiée, suivie, surveillée... elle voyait des ombres cachées derrière les pins et se trouvait prise de panique, jusqu'au malaise .

Nos yeux d'enfants n'y comprenaient pas grand chose et souvent en riaient et se moquaient ouvertement de ces délires … mais maman n'en riait plus!!!
Comment nous en vouloir?

Nous étions bien trop jeunes pour comprendre sa souffrance, physique et morale , qui allait la conduire de longues périodes à l’hôpital où elle fut opérée plusieurs fois et où elle apprit à se reposer.

Et où moi , j'ai appris à grandir plus vite que souhaité!!!

.......................................

Et toute la famille, Maman guérie, s'en est allée plus loin chercher le bonheur, ailleurs et autrement .
Rien n'est jamais définitif dans une vie, enfin rien... sauf la mort....
Mais j'aurai encore bien des histoires de vie à vous raconter...
Enfin, j'espère!!!!!!!!!!!

 

 

Comme une rose revient à chaque printemps

Comme une rose revient à chaque printemps

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 20:46
Régalez-vous de nos derniers desserts de l'année (montage-photo réalisé par Fifille)

Régalez-vous de nos derniers desserts de l'année (montage-photo réalisé par Fifille)

 

Bonne Année

 

Au crépuscule de l''année, beaucoup d'étoiles nouvelles
ouvrent un chemin que l'on souhaite sans embûches
à l ' aurore qui pointe...


Déjà, l'an neuf est là... 
Chaque jour offrira des fleurs et des cailloux.
Prenez tous les cadeaux, les parfums, les couleurs...
Evitez si possible, les bleus... préférez les roses.
Laissez couler vos larmes pour calmer les douleurs
du corps comme de l'âme.


Recevez tous mes vœux de bonheurs simples;
Comme à table, ne soyez pas trop gourmands:
Une santé de fer,
Des mains riches de talents et de caresses,
Des pensées tendresse, guimauve et chocolat,
Voilà le secret d'une belle année.

 

Faites 
Que nos mots, nos rires, nos idées, nos folies
et nos gourmandises
se rencontrent encore et encore, sur cette page, 
et partout, dans tous les ailleurs,
 avec le même plaisir .

 

Le temps est infini,
comme est infini l'amour que je vous souhaite.

 

Très bonne année 2017

 

Maryse /Passion

 

Bisous

Bisous

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:06

"Je dis que la guerre est misérable,
mais les hommes sont des animaux,
ils ont le goût du sang".

Leonard Cohen

Ce matin, l'annonce du départ de Léonard Cohen me touche profondément .

Comme sans doute beaucoup d'entre vous, 
ce poète, complètement "habité" a accompagné notre vie et surtout notre jeunesse

Ses chansons Suzanne et hallelujah (entre autres) sont des bijoux,
que je m'autorise à vous transmettre, pour accompagner mon dernier texte...
(qui n'est que assemblage de mots de scribouillard, bien évidemment)

Histoire sans avenir ............

 

 

Au plafond de la chambre, l'heure s'inscrit en lettres lumineuses sur les lattes du lambris.

C'est avec difficulté que Marthe s'arrache des couettes bien chaudes . 
Elle pose les pieds sur le tapis et enfile des chaussettes en laine polaire.

Sa tête se met à tourner dès les premiers pas; elle se tient aux murs,
avance dans le noir, allume l'escalier, s'accroche à la rambarde
et se lance prudemment dans la descente périlleuse; 
Chaque marche grince sous son poids et chaque flexion du genou
fait grimacer son visage.

Elle hésite... à quoi bon se lever? à quoi sert de descendre encore?
 encore plus bas... Que lui réserve cette journée ? 

 

Les vieux volets disjoints laissent passer une lumière blafarde, grise, triste ...
Il pleut.

Arrêtée sur le palier, elle hésite à descendre les trois dernières marches.
Le salon est sombre, rempli d'ombres fantomatiques,
mais un petit miaulement inquiet la ramène à la réalité :
Elle doit nourrir  son chat ! il a encore une vie, lui ; des territoires à défendre, des bagarres à gagner, des oiseaux à croquer, des tours de guet à occuper,
et tellement de ronrons d 'amour à donner........

 

Elle traverse la cuisine et prend son petit déjeuner... comme d'habitude.
Elle frissonne et couvre d'un gros châle noir, ses épaules voûtées.
Avec l'age, elle est devenue frileuse, fragile de partout.
Son premier travail sera d' allumer le feu dans la cheminée. 
Elle aime bien gratter la grande allumette qui enflamme la pomme de pin ; 
puis elle ajoute méthodiquement, les différentes essences de bois, 
toujours dans le même ordre : le pin, le peuplier, puis le chêne ou l’acacia
qui tiendra le feu plus longtemps.

 

Elle devrait aller faire quelques ménages ou le repassage, faire les comptes
ou les courses, mais elle décide de s'asseoir sur le gros fauteuil en tissu,
presque déchiqueté par son chat... 
Elle tend ses pieds à la flamme et reste assise à fixer le feu qui danse.

 

Elle écoute les crépitements des braises qui se mêlent au souffle du vent.

A la campagne plus qu'ailleurs,  on ressent bien les saisons .
Le froid, le gris, les arbres nus, et le vide !
Plus personne ne se promène dans les jardins .
Marthe traverse l'hiver, sans amour, sans saveurs, sans couleurs, sans âme ?

Elle n'est pas vraiment seule; juste mal accompagnée peut-être....
Elle se complaît dans cette vie de solitaire, sans être de solitude.

 

Elle se met à chuchoter une berceuse qu'elle aimait dire à son bébé......

Ah! son bébé...c'était quand déjà ?
Tellement de temps a passé; la vie l'a emporté loin depuis si longtemps.

Comment s'en souvient-elle encore ?

Des larmes s'en viennent sur ses joues ; elle ferme les yeux pour les retenir.

 

Jadis...oh ! il y a des lunes... son réveil était un cri de joie, fait de précipitations, d' agitations...le monde tournait vite et elle aussi... comme une montre !!!

Mais maintenant, la montre traîne, s'arrête même parfois;
plus d'énergie, plus de motivation, plus aucun stimulus …
comme un électrocardiogramme plat !!!

 

Pourtant son esprit s'active encore pour tourner les pages d'une vie,
concentrée dans son cerveau, chaque case rangée, comme les images
dans un album photos.

A chaque évocation d'un instant d'avant, le film se met en route... elle revit !!!

 

Le téléphone sonne, la tirant de son joli rêve; un importun sans doute … 
Un de ces ''boni-menteurs'' qui veulent à tous prix vous convaincre
que vous pourriez être plus heureux si vous vous laissiez envahir par
des besoins inutiles !
Pas de chance pour eux... Marthe a toujours vécu d'essentiels.

 

Pourtant le téléphone sonne à nouveau ; << - ça insiste, se dit-elle.

Marthe sourit de faire croire à son absence. Une dernière blague, quoi...

Mais peut-être n'est elle déjà plus vraiment là;

Elle est transparente pour tant de gens... 

 

Les gestes de l'habitude la rattrapent ...

Elle avale son traitement journalier avec une gorgée de thé à la menthe. 
Ça fait si longtemps, qu'elle avale d'un coup, sans compter, toutes ces pilules
de toutes les couleurs , et elle ne sait plus si ça lui permet d'aller mieux...
ou si c'est un confort, une espérance...
Pour espérer quoi ?
Durer plus longtemps? comme le chêne dans son feu ? revivre le passé ? 
Bien-sur que non ! on avance... canard boiteux ou cheval de course,
on avance toujours !

 

A moins que le chemin s'arrête au bord du précipice...
et là ? Choisir!!! Reculer ou continuer???

Elle se lève péniblement, prend un stylo et un joli papier à lettres,
met une grosse bûche dans le foyer et reprend sa place dans son vieux fauteuil,

le fidèle complice de ses divagations.

 

D'une écriture sure et bien déliée, elle s'applique à trouver les bons mots...
« _ j'ai vécu avec bonheur chaque cadeau offert par la vie..

Grand merci,à tous ceux qui m'ont accompagné ;
Reconnaissance à tout ce qui m'a fait vibrer, autant dans les bons moments
que dans les passages à vide, j'ai connu autant de beau que de difficile
et les ans se sont accumulés jusqu'à remplir le contrat.
Aujourd'hui, l'heure est venue de signer au bas de la page.

Mon existence n'aurait eu aucune valeur si un bébé n'était venu 
remplir ma vie de son beau sourire…s'il ne m'avait appelé Maman...
Merci bébé, Amour de ma vie, infiniment merci.

je t'emporte dans mes pensées "à tout jamais "

 

La feuille de papier s'envole des mains de Marthe pour se poser
délicatement sur le sol comme un papillon sur une fleur....

et le téléphone sonne toujours.
Marthe sourit...

 

Les volets restent clos, le chat a faim, le feu s'éteint...

 
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 08:03

Entends-tu le vent qui se promène?
Il commence par de légers souffles rafraîchissants,
pousse les nuages dans un ciel devenu blanc,
les oiseaux se tirent l'aile pour s'enfuir, se mettre à l'abri....
Pendant que l'homme attend de voir,
 les oiseaux, eux, savent déjà que ce vent là, n'est pas leur ami....

Entends-tu le vent qui s'amène?

C'est lui, le fantasque fantôme, qui revient en hurlant des chansons de marins...
vêtu de feuilles arrachées aux bras agités des géants du parc
Il joue dans l'air en courant, passe les murs, s'infiltre sous les fenêtres en sifflant ,
fait claquer les portes à grands bruit de pétard,
se tournicotte de rire, devant les peurs qu'il suscite...

Entends-tu le vent en colère?

En bourrasques cruelles, il emmêle les cimes fléchies qui balayent la terre
Il soulève des nuages de poussières pour en faire des sorcières qui parfois,
se transforment en  colonnes de grisailles qui emportent tout sur leurs passages...
et il rit encore plus fort jusqu'à devenir démoniaque....
pour faire tomber le ciel  en trombes de perles froides.

 Entends-tu le vent qui se meurt ?

Et puis vient l'acalmie, les regrets, les remords...quelques sursauts encore,
 il ralentit sa course, il s'affale , il s'endort...

Il murmure une berceuse, carresse une joue,survole des champs de lavande,
et ramène d'une maison, l'arôme allèchant d'une soupe qu'on réchauffe......
C
omme un enfant qui joue au plus malin, il demande pardon d'avoir été vilain .

Entends-tu le vent que j'aime.............

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 14:10
L' Être ... mauvais!

Force est de constater combien la méchanceté déforme un visage...
Cette laideur faciale se fait miroir du coeur, vous saute à la figure au détour d'un chemin,
Vous  croisez ce regard qui se veut combatif pour affronter ce hasard de la rencontre
preuve que le monde n'est jamais assez grand pour éviter les êtres nuisibles
qui s'infiltrent partout et qui salissent tout!!!

Ha! je connais ce rictus amer et ce regard furibond qui impriment au masque
 un dessin assassin ...
Quelle cause improbable a pu conduire là, ce cerveau perturbé,
pour qu'il  en arrive à se fabriquer d'aussi mauvaises pensées?

Certes, l'être qui le porte, n'est plus le centre du monde!
il n'y a plus personne pour s'appitoyer sur toutes les misères
qui semblaient l'accabler
il  monopolisait les discutions diffusant  sa lamentable vie, en plainte continue .

Sans doute, des coeurs sains, auront voulu l'aider
en lui faisant entrevoir le bon coté des choses,
en lui parlant de solutions évidentes qui , avec un peu de bonne volonté,
l'aideraient à voir la vie plus rose... 
sans doute, des cerveaux raisonnables et éclairés,
 lui auront montrer ces vrais malheureux, silencieux, qui luttent chaque jour
pour se maintenir à la surface pour ne pas couler.

 Mais rien n'était beau à ses yeux, rien n'était cadeau...
Seuls les autres, tous les autres , se partageaient le gâteau
et du festin, l'être n'avait plus rien!!!

Avec un tel régime,
on imagine s'amplifier cette rancoeur, cette animosité, cet immense égoïsme ,
cette colère contre ceux qui ne comprennent rien à sa longue "maladie"...
et c'est ainsi que l'être gonfle au point de n'être plus qu'une masse de haine,
envers tout ce qui n'est pas lui
et son seul rêve, le voit finir dans un coup d'éclat....monstreux!

 

Et puis sans doute , trouve-t-il de semblables vilains, sur des routes déviées,
qui comme lui, s'inventent un destin qui parlerait d'eux, longtemps, longtemps.... 

 

Et c'est ainsi qu'un jour ou une nuit....
l'histoire conduit un camion à faire le trottoir
et à se prendre pour une faucheuse... d'étoiles.

 

 

 

 

L' Être ... mauvais!
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 05:18
Maman

Combien de fois par jour, ton nom sort de ma bouche?

.Dans la peur, le dépit, la surprise, l'émerveillement...
comme un juron, c'est ton nom qui s'impose.

"Oh maman"... "mama mia",  "au secours maman", "maman à l'aide", etc, etc...

Plus de 15 ans sans toi et pourtant tu es là, encore, toujours, tellement présente.

Partout ...

Tes yeux malicieux , ton verbe haut
tes mots d'esprit si particuliers, sortis d'un imaginaire fou 
comme tes vocalises dans l'escalier "l'ai-je bien déscendu ?"
et tes rires syncopés menant aux larmes de crocodile.

De la cuisine à la table,
tu as imprégné mes mains et mon palais...
Un cahier d'écolier laissé en héritage, où tes recettes s'écrivent en gros,
de vieilles enveloppes aux adresses lointaines,
 des mots croisés et des "Nous Deux" 
juste des images
et puis et puis, tes colères... les vraies...
qui te faisaient dire des choses épouvantables... comme de nous quitter...
avec ta valise de papier et tes sandales neuves, tu voulais t'en aller!
et puis, et puis ...
Tes rêves de voyages et de liberté s'arrêtaient brusquement, par une chute sur le palier!
Et on en riait !!!.quest-ce qu'on riait!!!

Pas un jour ne passe sans que les miroirs ne me renvoient ton image à peine modifiée;
sans qu'une chanson, un air d'opérette, carillone dans ma tête...
sans qu'un mille-feuilles ou une tartelette
ne me rappelle ta gourmandise de vie, ta soif de rires et de gaieté.

 

 

Maman

Ah oui Maman...
Tu as bien rempli ton rôle. 
Tu as transmis avec une incroyable générosité!

Aujourd'hui, ton nom se fête, 
c'est aussi le mien, et celui des autres ...
 

BONNE FÊTE MAMAN

 

 

Que votre journée soit douce...

Que votre journée soit douce...

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 08:35

 

La baie vitrée offre à mon regard , le jardin, confiné dans des voiles cotonneux

Les contours s'estompent, les formes et les couleurs se floutent, l'espace se peuple d' inconnus .
Qui sont ces sombres géants ? Et ces boules d'aiguilles sylvestres ?
A qui appartiennent ces bras desquamés ?
Le chemin m'est étranger...

 

Je laisse mes yeux s'égarer dans le brouillard
Un doute m'étreint, une angoisse s'installe...

Me serai-je perdue ?

Suis-je une âme errante ? Ou encore endormie ?
Le sommeil serait-il mon ennemi ?

 

Pourtant, à bien y regarder, je m'envahis de beauté...
Cette blancheur épaisse a quelque chose de rassurant... comme un cocon .

Cocon de brume
Cocon de brume
Cocon de brume

De l''arbuste tout vêtu de rose poudré, me viennent des petits cris étouffés
C'est une musique, ordinaire, habituelle, pas très mélodieuse, mais pas disgracieuse non plus...
C'est... le réveil des oiseaux qui fait lever le jour,
Le ciel se découvre pour s’inonder de bleu.

 

Plus le matin avance, plus la lumière réchauffe les boules de plumes qui s'enhardissent...
La brume se dépose en perles froides et transparentes, qui forment au sol, une fine dentelle,
habit de fête pour les précoces pâquerettes .

Ma vue retrouve son horizon connu
et ma peur n'est plus !

Cocon de brume
Cocon de brume
Cocon de brume
Cocon de brume
Cocon de brume
Cocon de brume
Cocon de brume
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 07:19
Nuit d'hiver

La nuit ne s'est pas couchée ce matin.

Elle tient sa tête dans ses mains;
au milieu des restes de lune,
elle fume....

 

Nuit d'hiver

Le jour ne se lèvera pas ce matin, la nuit a décidé de rester 
Elle domine l'espace, fait écran noir...dessine des ombres figées.

Nuit d'hiver
Nuit d'hiver


Elle lance des fils de brume,
telle une araignée sur l'insecte à dévorer,
Elle cherche à engluer la moindre lumière
qui oserait prétendre à l'inonder …

 
Nuit d'hiver

Le jour ne se lèvera pas , ce matin

L'aurore reste sous ses draps, prisonnière de rideaux de ouate
Elle vacille en ondes verdâtres dans un ciel de tumulte,
laissant derrière elle, quelques traînées d'étoiles filantes
qui emportent dans leur sillage, l'instant magique.

Nuit d'hiver

La nuit ne s'est pas couchée, ce matin...
Les feu-follets dansent encore sur l'eau du marais
Les crapauds restent des crapauds...
Pas de prince, pas de baisers, 
les contes se sont tus.

 

Nuit d'hiver

Et moi, et moi ? Oiseau de nuit, insomniaque s'il en est,

 

 

Nuit d'hiver

J'attends le jour , qui ne viendra pas

Nuit d'hiver
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 05:35
......."et dans la nuit... on peut le voir!".......

......."et dans la nuit... on peut le voir!".......

Chapitre 4

 

Contrairement à ce qu'elle ressentait en Afrique, ici, le fait d'être seule ne lui pesait pas.
Elle était entourée, de ses parents, de ses amis, tous aux petits soins, tous attentifs; 
elle se sentait en sécurité ; elle conduisait beaucoup plus prudemment, aussi.

Et surtout, elle n'attendait personne... sinon son enfant !!!!!!

Quelquefois, les jours paraissaient un peu longs, mais elle s'occupait
à des tas 
de petites choses insignifiantes ;
Faire des trucs pour décorer la chambre du bébé,

installer des babioles musicales, choisir des histoires dans des livres de contes, 
préparer des albums photos, etc etc...
Elle recouvrait des boites à chaussures de vinyle imprimé de cœurs roses.
Oui, oui.... Rose !!! 
ça sera une fille, et elle sera blonde, avec les yeux bleu-gris de son papa !!!

***

Son futur papa écrivait toutes les semaines (lui qui a horreur de ça!)
et quand il le pouvait, il téléphonait. Oh, pas longtemps; ça coûtait très cher !
Mais chacun était ainsi rassuré de savoir que tout se passait bien ;
chacun cantonné 
dans le rôle qui était le sien, et la vie avançait ... 

Les mois s'écoulaient doucement, sans vrais soucis !

Une grossesse … ça change une femme !!!

Pascaline n'a déjà plus les mêmes priorités ! Elle s'organise une vie bien à elle.
D'aussi loin qu'elle se souvienne, c'est la première fois qu'elle passe avant les autres .
Toujours jusqu'à aujourd'hui, elle s'était dévouée pour son entourage : 
famille, amis, avaient toujours le premier rôle; elle s'occupait d'elle seulement
quand on lui en laissait le loisir ou le temps !

Au réveil maintenant, ses premières pensées était pour le petit être qui habitait son ventre.

Elle entreprit de se tricoter un poncho qui les protégerait du froid et des regards....
Elle riait et s'effrayait, tant il fallait de temps et de pelotes de laine !!!

Elle s'enduisait de crème pour garder une peau lisse et élastique
parce qu'elle voyait grossir cette proéminence, un peu trop vite à son goût.
Et que dirait son mari si elle grossissait trop?
Ne lui avait-il pas martelé que si elle venait à grossir comme sa mère,
ce serait un cas de divorce ?!

Bof ! Elle n'y croyait pas vraiment...
et elle se rassurait en se nourrissant d'omelettes, de soupes à la tomate , 
ou d'une espèce de bouillie faite d'un bouillon cube
où gonflaient des pâtes en forme d'étoiles, qu'elle saupoudrait de gruyère rapé.

Elle avait commencé les séances d'accouchement « sans douleur » (quelle blague!!!) 
Elle y rencontrait d'autres futures mamans, souvent beaucoup plus jeunes , 
avec qui elle partageait d'énormes fous rires, mais pas de vraies affinités.

Elle se savait prête pour un contrat longue durée dans le métier de «Maman-poule »

******

L'automne passa, puis l'hiver avec quelques journées de neige
et puis les premiers beaux jours de février... il y a toujours des beaux jours en février......

L'arrivée de cette ''petite attendue'' était programmée pour les environs du 5 mars.

Futur Papa arriva le 27 février pour être certain de ne pas louper l'accouchement,
auquel il voulait assister, et grand bien lui en a pris … 
car le bébé, enfin rassuré par sa présence,
--voulant sans doute, sa famille au complet pour voir le jour dans les meilleures conditions -- décida de se débarrasser « des eaux » le 28 au soir, après une journée marathon,
où Pascaline avait réussi à traîner son mari dans les magasins!

.... « on ne pouvait rien lui refuser » ….

Et c'est ainsi que vers 18 heures , ils arrivèrent à la maternité de l’hôpital
où ils passèrent une dure et longue nuit entre monitoring et contractions,
le futur papa en attente autant que la future maman … (les douleurs en moins)

***

Ce n'est que pour le déjeuner du dimanche premier mars, vers 13 heures,
après avoir bien torturé son monde,
que parut une adorable frimousse avec des yeux grands ouverts,
curieux de découvrir son monde !
Que vous dire ??? qu'un bébé n'y voit pas en naissant ? Foutaises !!!
Pascaline, exsangue, regarde son mari, couper le cordon qui rattache sa fille à son ventre ;
puis, lui donner son premier bain (le dernier aussi)
Il avait la primeur des premiers instants de vie ; puis les infirmières prirent le relais 
et finirent par poser ce tout petit être, sur le corps épuisé de l'accouchée,
((qui, faut le dire, n'avait pu bénéficier de la ''piqûre magique'' à cause des risques 
dus à d'anciens problèmes de santé.))

Pascaline examina attentivement ce doux trésor, conforme bien au delà de ses rêves.
Elles se regardaient, se souriaient, se reconnaissaient : Complices, déjà !
Tandis que son mari partait «sonner trompettes et battre tambour»,
bien décidé à trouver du monde pour ''arroser'' l’événement !

***

Dans quelques jours, Pascaline et la chair de sa chair rentreront à la maison.
On installera la merveille des merveilles dans sa petite chambre et on la regardera dormir
avec ce sourire béat qu'ont tous les nouveaux parents...

On se dépêchera de profiter de Papa, qui repartira travailler en Afrique,
seulement 14 jours après la naissance...
 

Et une autre vie commencera............... !

 

 

Pascaline (Fin)

 

Trente ans ont passé....

 

Pascaline aime cet instant très matinal, juste avant que le jour se lève;
l'heure où elle quitte son lit pour sortir sur la terrasse d'une grande maison,
posée sur un immense jardin, dans une région  viticole, loin de ses racines

.La lune lui sourit, les étoiles s'éteignent une à une, un oiseau de nuit la salue.
Tête en l'air, elle respire l'air frais.

Elle s'assoit sur le petit banc de bois, peint en rouge,
posé contre le mur de pierre où s'agitent des lavandes géantes .

D'images en souvenirs, de sourires en câlins, de joies en chagrins, 
elle se promène dans le temps...
Elle se raconte que son bébé a bien grandi ;
elle lui a appris à voler... à sortir de sous son aile...à ne pas l'oublier pour autant.

Elle frissonne un peu en s'entourant de ses bras,
comme si elle voulait étreindre la clarté qui s'échappe de la nuit, là-bas, à l'Est...

Pascaline attend l'Aurore......

 

 

Trente ans ont passé....

 

Pascaline aime cet instant très matinal, juste avant que le jour se lève,
l'heure où elle quitte son lit pour sortir sur la terrasse.

La lune lui sourit, les étoiles s'éteignent une à une, un oiseau de nuit la salue.
Tête en l'air, elle respire l'air frais.
Elle s'assoit sur le petit banc de bois, peint en rouge,
posé contre le mur de pierre où s'agitent des lavandes géantes .

D'images en souvenirs, de sourires en câlins, de joies en chagrins, 
elle se promène dans le temps...
Elle se raconte que son bébé a bien grandi ;
elle lui a appris à voler... à sortir de sous son aile...à ne pas l'oublier pour autant.

Elle frissonne un peu en s'entourant de ses bras,
comme si elle voulait étreindre la clarté qui s'échappe de la nuit, là-bas, à l'Est...

Pascaline attend l'Aurore......

 

 

Fin 

Pascaline (Fin)
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Published by passion - dans Textes
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  • passion
  • un blog pour discuter du tout et de rien, des instants de vie, insignifiants pour presque tout le monde, sauf pour vous et moi.....
la vie de tous les jours, les yeux grands ouverts!
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